© Art Image Chalon-sur-Saône 2000

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2010

Muriel CARPENTIER

 

A l'intérieur

 

Muriel Carpentier, née en 1985 à Sens, est designer, scénographe et vidéaste.

Diplômée de l’ ENSA (Beaux Arts) de Dijon en 2008 (DNSEP Design d’Espace), elle travaille dans le domaine de l’art et du design, et cherche actuellement à développer son énergie créatrice dans une fusion entre la video et l’organisation de l’espace. Elle intègre ce qui pourrait n’être qu’une matière virtuelle dans des environnements très quotidiens et s’interroge sur la production des images, leur sens, leur association et leur perception par le public.

Elle est membre de différents collectifs et participe à des projets pluridisciplinaires. Dans le collectif « a4 designers », qui est l’association de 4 designers indépendantes, elle intervient dans différents domaines tels que l’objet, la communication, l’espace et la scénographie. Dans la cnie « les Murmures du Crapaud », il s’agit de projets de spectacle vivant mélangeant musique contemporaine et vidéo, ailleurs avec « Eclats » conçu avec « les mulupam » il s’agit de recherche plastique, une forme entre installation et performance.

Au théâtre, elle collabore comme scénographe auprès de Renaud Diligent et la cie Ces Messieurs Sérieux pour “Norway. Today” D’igor Bauersima (création au Festival Théâtre en Mai 2010 - Théâtre Dijon Bourgogne / centre dramatique national) ; auprès de Julie Pascal et la cie “Bulle et Dépendance”pour “Hard Copy” de Isabelle Sorrente (résidence de création Théâtre Mansart / CROUS Dijon).

« Quelle sensation bizarre! Dit Alice.

Je dois être en train de rentrer en moi même comme une longue vue! »

Lewis Caroll, Alice au pays des merveilles.1865

Comme Alice, le spectateur plonge d’un coup « à l’intérieur ».

Dans cette pièce, un lieu intime raconte une histoire. On peut y deviner les traits d’une personne, une part de son intimité, ses rêves, ses angoisses...

Le spectateur s’interroge sur cet intérieur. Son intérieur? Sons, images et mobiliers font parti d’un petit théâtre d’expérimentation concret et fragmentaire. Le spectateur va chercher à créer des liens, à faire coexister différents éléments du même dispositif. Confronter le réel et le virtuel dans son propre imaginaire.

Démarche artistique

Harcelante, l’image est au choix, hideuse ou belle, banale ou enchanteresse. Elle est omniprésente dans notre société. Photos, pub, télévision, cinéma, spectacles, expositions, jeux vidéo, accompagnent notre vie de tous les jours. Authentique Citation de la réalité ou fiction totalement virtuelle, l’image, produite et reproduite s’inscrit sur une surface plane, support fixe ou mouvant. Elle se projette, détournant et questionnant notre regard. Parfois son extension spatiale déborde et la voilà qui devient pénétrante, nous entoure et finit par nous habiter.

Espace de l’habitat, espace urbain, espace de spectacle, espace éphémère, espace virtuel ?

Mon projet prend sens à partir du moment ou je déroule cette image qui devient matière visuelle dans des environnements permettant ainsi d’accrocher et d’interroger notre perception. L’image est détournée afin de lui donner une autre dimension, à l’aide d’un système de projection, d’installation. Elle n’est plus une simple surface plane, verticale…. Elle intègre le lieu afin de faire partie du tout, afin d’agir en son sein: loin de toute manipulation publicitaire, son intervention matérialise le chemin toujours possible, mais sans cesse à penser et construire.

Muriel Carpentier

 
Old Schuhl

Frédéric Sanchez est un artiste français né en 1983.

Sa première exposition solo a eu lieu à Hanoi (2006), où il voyage souvent pour développer ses recherches. Fondé dans un champ d'abstraction, son travail a été exposé dans les expositions «Portrait de l'artiste en motocycliste» et «L'artiste collectionneur» qui a eu lieu au CNAC de Grenoble («Le magasin», 2009), au musée de Beaux-arts de La Chaux de Fond (2010) au Musée d'Art Contemporain de Tucson (MOCA) en Arizona (2010/2011).

Il a participé à des expositions sur la mondialisation et le tourisme comme "Cosmotopia" à "Le Commun" à Genève (2012) qui lui a été l'occasion de montrer d'autres aspects de son travail comme sculptures liées à la culture vietnamienne ou une collection d'objets populaires trouvés dans Rues vietnamiennes.

Curation fait également partie de son art et crée la galerie nomade «L'Éclair» pour proposer des projets collectifs (www.l-eclair.fr). Récemment en 2013, il a intégré "L'École Offshore", un programme de recherche post-master qui amène les artistes à développer leurs recherches sur la mondialisation dans le contexte de Shanghai.

Frédéric SANCHEZ

 
Attractions passionnées - Méthode forestière

​Augustin Pineau, né en 1968, est enseignant à l’Ecole des Beaux-Arts de Nîmes. Son travail, centré sur la réalisation de boites et de collages, est ancré dans la tradition dadaïste et surréaliste, jouant avec les images de l’art, tout en manifestant un certain sens de la modernité. 

La pratique du collage est poussée dans ses derniers retranchements. Au départ, il y a les images imprimées qui s’accumulent dans l’atelier mais pas n’importe lesquelles. Il y a une logique de collectionneur dans leur quête, dans le hasard de leur rencontre et dans leur classement. L’œuvre prend peu à peu sens selon les lois d’une étymologie relative lors de son assemblage, selon une chaîne associative très personnelle, par résonance et non par correspondance. Tout finit par s’emboîter et par s’ajuster. Augustin Pineau aime les jeux de cartes, les boîtes de jeux, de l’Oie ou de Nain jaune. Il recycle parfois ses collages plus anciens.

Chaque œuvre est une miniature méticuleuse. Chaque détail se justifie en se juxtaposant à un autre jusqu’à obtenir une figure générale nouvelle et signifiante. Le principe est celui du bestiaire mythologique universel ou personnel de l’artiste où l’homme et l’animal se confondent, celui des figures fabuleuses qui nous ont durablement marquées au cours de notre enfance ou celui plus savant de l’héraldique. Les collages sont des carnavals des objets, constellations d’instants, boîtes de voyage (titres génériques). On peut convoquer Raymond Roussel pour le processus, Marcel Duchamp pour ses machines célibataires et son goût pour les « witz » mais pourquoi pas le Joyce du Finnegans Wake… Mais on est et l’on reste dans un univers plastique cohérent où malgré la fragmentation, c’est l’unité synthétique qui reprend le dessus sur le chaos.

 

Les images reconstituées d’Augustin Pineau fonctionnent comme les nôtres, elles sont des grimoires (grammaires) dont il faut reconstituer le puzzle en recollant les morceaux pour savoir qui nous sommes et éventuellement retrouver « la clef des songes.

Bertrand Meyer-Himhoff

Augustin PINEAU

 
Terre, corps, bois

Exposition "Hors les murs" avec Will Menter, musicien et plasticien, et Jane Norbury, plasticienne, dans le cadre du cycle d'expositions "12 semaines et plus d'Art Contemporain à Chalon-sur-Saône et sa Région" proposé par ART IMAGE, en partenariat avec l'Association de Sauvegarde De l'Eglise de Cortiambles, l'Office de Tourisme de Givry-Côte Chalonnaise, et avec le soutien de la Ville de Chalon-sur-Saône et du Grand Chalon. Exposition en l'église de Cortianbles, 10 juillet au 15 août 2010.

Performance vendredi 9 juillet à 19H, à Cortiambles avec

Will Menter, Jane Norbury et la danseuse Aurore Gruel.

Exposition à la Halle ronde de Givry,26 juillet au 10 août 2010

Will MENTER & Jane NORBURY

 

Charlotte GUINOT-BACOT

On connaît la musique

Née en 1983 à Saint Rémy (71)

Diplômée du DNSEP en 2008. Cursus d’histoire de l’art

Vit et travaille à Besançon et Tournus

Tout le monde a vu ou entendu le reportage sur la mort de Michael Jackson. Tout le monde connaît l’air de la Grande Sarabande de Georg Friedrich Haendel, entendu dans le film Barry Lyndon de Stanley Kubrick. Tout le monde s’est déjà trouvé face à une installation d’art contemporain dans une église ou une chapelle. Tout le monde sait que le perroquet répète.

Bref !  on connaît la musique.

Pourtant ces référents, bien que galvaudés et inscrits dans une époque, seront évocateurs de notions comme : LA COMEDIE, LE DRAME, LA THEATRALITÉ, LE DÉCOR, LE MUSÉE, L’ART, LA VIE, LA MORT, LES ÉVÉNEMENTS, LA RÉPÉTITION, LE DÉCORUM, LA CITATION, L’IMITATION, L’IDÉAL, L’ORIGINAL, L’AMBITION, LA VIE, LA NOUVEAUTÉ, LA VANITÉ, LA VACUITÉ, qui elles trouvent un écho en chacun.

 
Retables

Gérard Collin -Thiébaut, vit et travaille à Vuillafans

Plusieurs de ses œuvres figurent au Musée Niépce à Chalon-sur-Saône

 

L'attitude de Gérard Collin-Thiébaut est simple mais radicale : bousculer nos conventions en secouant le cocotier de l'art contemporain.

Artiste de variété, c'est ainsi qu'il se nomme, car par tous les modes il attaque sur tous les flancs, cet art qui sommeille, il se plaît à démontrer que nous sommes passés allègrement d'un "Quand les Attitudes deviennent formes" à un "Quand les habitudes deviennent formes".

L'apparence volontairement classique de ses interventions, qui laisse croire à l'innocence, lui permet d'installer de manière apparemment inoffensive, un méchant virus, pour mieux trucider les lieux communs de l'art. Voilà donc son premier combat. Par le second, il nous rafraîchit la mémoire, nous soufflant que la création n'est pas d'aujourd'hui, et que plus nous en saurons sur ce qui s'est déjà fait, plus nous sauverons ce que nous sommes; en d'autres termes, il essaie de regarnir notre mémoire vidée par ces lavages de cerveaux télévisuels où même en art l’immédiateté pulsionnelle est devenue la règle. De 1969 à 1980, il refuse toute monstration, sur les conseils de Jean Dubuffet, démarre ses « Oisivetés », collectant, objets divers, enregistrements audio, et s’impose la photographie en amateur comme acte artistique. Il continue en silence son activité artistique et poétique.

On découvrira par la suite ses nombreuses « Séries » comme les NGA et VGA (Nouveaux et Vieux gestes artistiques), les Ready-mades sauvages, Sade, les a tachés d’en bas, les I radiés (1978), etc., sa peinture sous forme de puzzles les Transcriptions. Mais c’est par ses Dispositifs audiovisuels qu’il est apparu sur la scène publique vers 1980, associant projection et son, et dont l’image projetée se retrouve aussi petite que celle dessinée, puis les Rébus, les Copies. les Peintures sur le motif. Bref, ses champs d’interventions sont multiples, y compris dans les espaces publics, et sur les supports publics où là aussi il fut le premier à intervenir : tickets d’horodateurs (Lyon), coupons de transports, tramways, bus, trains (Genève, Grenoble, Strasbourg, Maebashi, Japon).

E. Watermann

 

D’avant en arrière, d’arrière en avant ou l’art contemporain à sa juste place

Tandis que l’art contemporain, vieux trop jeune, souffre de progérie ; celui des siècles précédents tend de plus en plus à la longévité. Qu’importe, l’art n’a pas d’âge, et comme les retables, les peintures d’arrière arrivent devant, pendant que celles d’avant retournent en arrière, et ainsi de suite ; tel est le mouvement de l’art avec son défi.

Comme réponse à l’invitation que l’on m’a faite d’intervenir dans cette Chapelle du Carmel, lieu d’exposition ouvert à tous ; voici ma proposition. Il va s’agir de retables (du latin retro tabula altaris : en arrière d'autel) et notamment, parmi d’autres, de celui du Jugement dernier 1445-1448, de Roger de la Pasture (Rogier Van der Weyden) ; visible à quelques kilomètres à peine du lieu d’exposition.

Gérard Collin - Thiébaut

Gérard COLLIN-THIEBAUT

Christ haut 

Christo

Rébus onomastique, 2002.

 

Carton de l’exposition